On tente de rattraper un peu le retard du blog, mais les connexions internet ne sont pas toujours au rendez-vous… et on ne court pas forcément après. Sur cet article on finit l’année et on la commence sur le lac Titicaca, partie Péruvienne et partie Bolivienne. Et pour le nouvel an, on choisit une ile, celle d’Amantani. Après un nouvel an seul sur un ilot perdu au nord de la Calédonie il y a 5 ans, on tente un nouvel an sur une ile à 3800 mètres d’altitude :-)
Le lac titicaca est le plus grand lac d’altitude du monde, et c’est le berceau de la culture inca : lieu de naissance du monde, le dieu créateur Viracocha y serait sorti des eaux et aurait demandé à la lune et au soleil d’éclairer le monde.
On commence le lac par la visite d’une île flottante habitée par les Uros. Il s’agit d’un arrêt touristique sur la route d’Amantani. Pas mal de gens sont déçu par ce genre de visite mais on tente quand même. On est finalement agréablement surpris par l’île, tout le monde ne visite pas la même, celle-ci est très petite et héberge une communauté d’une trentaine de personnes. Le responsable de la communauté nous accueille et nous explique avec patience et humour la construction des îles.
Il s’agit d’une superposition de couches d’herbes qui continue de pousser, le tout est amarré avec des piquets pour ne pas dériver. Au bout d’une petite heure, on reprend le bateau direction Amantani.
Arrivés sur place, on nous assigne à une famille qui nous hébergera pendant la durée de notre séjour. On part ensuite se balader pour apprécier les beaux points de vue sur le lac. Au passage (c’est le cas de le dire), on admire les belle arches tout en pierres.
Maria, notre hôte, devant sa cuisinière à bois (3 feux). Et nous, en tenu grand froid, prêts à affronter la fraîcheur de la nuit pour la nuit du réveillon. Soirée tranquille finalement, on ouvre une bouteille de vin péruvien qu’on a apporté pour l’occasion, puis on sort avec Maria à la soirée quotidienne faite pour les touristes : musique et danses traditionnelles dans la bonne humeur. Les habitants de l’île fêtent le nouvel an le lendemain, tous les villages se regroupent pour une grande fête sur la place centrale du village principal. Nous décidons de rester une journée de plus pour profiter des festivités et du cadre sympathique.
Le lendemain matin, ce sont les grand préparatifs. Plus ou moins chaque famille amène des caisses de bières pour les vendre pendant la fête, je me fait réquisitionner en route pour faire porteur :-)
Pendant toute la journée les groupes de musique et de danses de chaque villages se succèdent. Lors du dernier passage, chaque groupe repart avec 4 caisses de bière, du Coca Cola et de l’Inca Cola… autant vous dire qu’en fin de journée, il y en avait certains qui n’étaient plus très frais. Les repas se prennent en commun, des grandes bâches sont tirées sur le sol, dessus sont déposées des patates préparées par les différentes familles.
Le lendemain, on quitte l’île pour la Bolivie, mais on reste au bord du lac. On s’arrête à Copacabana, juste après la frontière. L’hôtel qu’on visait est plein, et surement plus cher que ce qu’on pensait. Heureusement, une dame, Marta, nous interpelle en voyant nos sacs à dos, elle loue des bungalows juste à côté de l’hôtel. Nous voilà dans une superbe chambre avec vue sur le lac, parfait pour passer quelques jours de repos. Pour ceux qui seraient intéressés, les bungalows sont en contre-haut de l’hôtel Cupula, juste avant Las Olas, elle habite la maison au-dessus des bungalows.
On ne s’est pas trop activé dans le coin, on a choisit l’option farniente : un point de vue, balades dans la ville pour chercher les restos et prendre la température locale. Pour le midi, c’était tous les jours “truite au bord du lac”.
Quand même une “attraction” qui vaut le détour : le bénissement des voitures. Il faut savoir que Copacabana est la ville la plus religieuse du pays, il y a plusieurs périodes de pèlerinage de masse par an. Quotidiennement, et surtout le weekend, les chauffeurs de voitures amènent leur véhicule devant la cathédrale pour qu’il soit béni par les deux ou trois prêtres qui sont là pour çà. Au passage, le look des prêtre est déjà pas mal : casquette, bob, lunettes de soleil,… Les voitures sont décorées avec des fleurs et des gris-gris, les prêtres s’en occupe une par une : une prière devant le moteur, un peu d’eau bénite dessus, un peu d’eau bénite dans l’habitacle, sur les siège, dans le coffre puis on finit par une photo avec le prêtre devant la voiture pour immortaliser le moment. Ensuite le propriétaire fait péter le mousseux et asperge sa voiture, et parfois, en bonus, il fait aussi péter des pétard. Dépaysement garanti !
Comme d’habitude, toutes les photos sur Picasa