lundi 26 janvier 2015

Un petit lac d’altitude

On tente de rattraper un peu le retard du blog, mais les connexions internet ne sont pas toujours au rendez-vous… et on ne court pas forcément après. Sur cet article on finit l’année et on la commence sur le lac Titicaca, partie Péruvienne et partie Bolivienne. Et pour le nouvel an, on choisit une ile, celle d’Amantani. Après un nouvel an seul sur un ilot perdu au nord de la Calédonie il y a 5 ans, on tente un nouvel an sur une ile à 3800 mètres d’altitude :-)

 

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Le lac titicaca est le plus grand lac d’altitude du monde, et c’est le berceau de la culture inca : lieu de naissance du monde, le dieu créateur Viracocha y serait sorti des eaux et aurait demandé à la lune et au soleil d’éclairer le monde.

On commence le lac par la visite d’une île flottante habitée par les Uros. Il s’agit d’un arrêt touristique sur la route d’Amantani. Pas mal de gens sont déçu par ce genre de visite mais on tente quand même. On est finalement agréablement surpris par l’île, tout le monde ne visite pas la même, celle-ci est très petite et héberge une communauté d’une trentaine de personnes. Le responsable de la communauté nous accueille et nous explique avec patience et humour la construction des îles.

la culture et la langue Aymara a résistée à des siecles de domination! inca d'abord puis espagnole. explication de la construction d'une île DSC03529petit tour en barque traditionnelle 

Il s’agit d’une superposition de couches d’herbes qui continue de pousser, le tout est amarré avec des piquets pour ne pas dériver. Au bout d’une petite heure, on reprend le bateau direction Amantani.

 

 l'île d'amantanivue depuis un cote de la chambre   DSC03580 DSC03583 DSC03590

Arrivés sur place, on nous assigne à une famille qui nous hébergera pendant la durée de notre séjour. On part ensuite se balader pour apprécier les beaux points de vue sur le lac. Au passage (c’est le cas de le dire), on admire les belle arches tout en pierres.

 

Mariatenue pour réveilloner...au frais

Maria, notre hôte, devant sa cuisinière à bois (3 feux). Et nous, en tenu grand froid, prêts à affronter la fraîcheur de la nuit pour la nuit du réveillon. Soirée tranquille finalement, on ouvre une bouteille de vin péruvien qu’on a apporté pour l’occasion, puis on sort avec Maria à la soirée quotidienne faite pour les touristes : musique et danses traditionnelles dans la bonne humeur. Les habitants de l’île fêtent le nouvel an le lendemain, tous les villages se regroupent pour une grande fête sur la place centrale du village principal. Nous décidons de rester une journée de plus pour profiter des festivités et du cadre sympathique.

 

porteur de bière pour la fête annuelle Maria à la buvette

Le lendemain matin, ce sont les grand préparatifs. Plus ou moins chaque famille amène des caisses de bières pour les vendre pendant la fête, je me fait réquisitionner en route pour faire porteur :-)

 

au centre en chemise bleue et cravate, notre hôte, martin DSC03634 DSC03644 DSC03653

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Pendant toute la journée les groupes de musique et de danses de chaque villages se succèdent. Lors du dernier passage, chaque groupe repart avec 4 caisses de bière, du Coca Cola et de l’Inca Cola… autant vous dire qu’en fin de journée, il y en avait certains qui n’étaient plus très frais. Les repas se prennent en commun, des grandes bâches sont tirées sur le sol, dessus sont déposées des patates préparées par les différentes familles.

Le lendemain, on quitte l’île pour la Bolivie, mais on reste au bord du lac. On s’arrête à Copacabana, juste après la frontière. L’hôtel qu’on visait est plein, et surement plus cher que ce qu’on pensait. Heureusement, une dame, Marta, nous interpelle en voyant nos sacs à dos, elle loue des bungalows juste à côté de l’hôtel. Nous voilà dans une superbe chambre avec vue sur le lac, parfait pour passer quelques jours de repos. Pour ceux qui seraient intéressés, les bungalows sont en contre-haut de l’hôtel Cupula, juste avant Las Olas, elle habite la maison au-dessus des bungalows.

 

jardin d'un autre hotel avec tondeuses-lamasles tondeuses

 vue sur le lac depuis notre DSC03768

On ne s’est pas trop activé dans le coin, on a choisit l’option farniente : un point de vue, balades dans la ville pour chercher les restos et prendre la température locale. Pour le midi, c’était tous les jours “truite au bord du lac”.

 

une petite prière après le prêtre à casquette, le prêtre à "bob" et lunettes de soleil

Quand même une “attraction” qui vaut le détour : le bénissement des voitures. Il faut savoir que Copacabana est la ville la plus religieuse du pays, il y a plusieurs périodes de pèlerinage de masse par an. Quotidiennement, et surtout le weekend, les chauffeurs de voitures amènent leur véhicule devant la cathédrale pour qu’il soit béni par les deux ou trois prêtres qui sont là pour çà. Au passage, le look des prêtre est déjà pas mal : casquette, bob, lunettes de soleil,… Les voitures sont décorées avec des fleurs et des gris-gris, les prêtres s’en occupe une par une : une prière devant le moteur, un peu d’eau bénite dessus, un peu d’eau bénite dans l’habitacle, sur les siège, dans le coffre puis on finit par une photo avec le prêtre devant la voiture pour immortaliser le moment. Ensuite le propriétaire fait péter le mousseux et asperge sa voiture, et parfois, en bonus, il fait aussi péter des pétard. Dépaysement garanti !

Comme d’habitude, toutes les photos sur Picasa

jeudi 22 janvier 2015

Un peu de profondeur

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Nous avons quitté Cusco et sa région entre Noël et le premier de l’an, direction Arequipa, et l’un des célèbres canyons du coin, celui de Colca, qui serait l’un des plus profonds au monde. Bon, en fait, il y aurait pas mal de canyons qui revendiqueraient le titre, dont un autre pas très loin d’ici (celui de Cotahuasi), mais ce qui est sûr c’est que c’est plus profond que le Grand Canyon américain :-) On visite la région un peu rapidement car on souhaite être sur le lac Titicaca pour le nouvel an…il faut bien se mettre des objectifs des fois :-)
On ne passe donc qu’une journée complète sur Arequipa, bien remplie il faut le reconnaitre. On visite le Musée Santuarios Andinos, aussi appelé musée de “Juanita” en raison de la pièce maîtresse du musée : une momie congelée surnommée Juanita, parfaitement conservée. Il s’agit d’une jeune fille sacrifiée durant la période inca pour calmer les dieux, responsables du mauvais mauvais temps, surement encore un coup d’El Nino ! Elle a été enfouie en haut de la montagne la plus sacrée de la région. Suite à une éruption volcanique, elle a été retrouvée quelques jours après une avalanche, avant que le soleil et l’air ne l’abime. Photos interdites dans le musée, donc on vous laisse admirer Arequipa à la place.

plaza de armas arequipa balade vers un point de vue et les lamas sont là!

En haut à gauche, la Plaza de Armas. A droite, le volcan Misti et la vallée des volcans à sa gauche.
En bas à droite, une crèche grandeur nature faite de paille, avec un lama :-)




Autre site qui vaut le détour à Arequipa, le monastère de Santa Catalina qui a été ouvert au tourisme depuis quelques dizaines d’années. Il s’agit d’un immense monastère très coloré, avec une belle architecture, en pleine ville, à l’intérieur il y a des rues des quartiers, une vraie petite ville entre les murs.

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C’est beau, c’est calme, on prend notre temps pour visiter. On peut accéder à plusieurs “cellules”, les appartements des sœurs : certaines sont rustiques et d’autres sont plutôt confortables avec chambre, salon, terrasse privative et cuisine !
On est très proche du centre ville mais pourtant complètement coupé du monde. Il y a toujours des sœurs qui y vivent aujourd’hui, dans une partie plus récente, interdite au public.
Le lendemain, direction Cabanaconde, point de départ pour visiter le canyon. Six heures de route mais avec de superbes paysages, ponctués de troupeaux de lamas, alpagas ou vigognes.

  DSC03427 champ de lamasDSC03491

De Cabanaconde, on décide de descendre directement dans le canyon et de ne pas faire la fameuse “cruz del condor”, meilleur endroit pour observer les condors mais on craint un peu l’affluence touristique. On a choisi de marcher plus longtemps dans le canyon, et on espère pouvoir apercevoir des condors sur le chemin.
La rando consiste à descendre au fond du canyon pour passer de l’autre côté, passer par quelques villages puis finir au cœur du canyon, dans une oasis.
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Le chemin offre de très beaux paysages, et laisse imaginer tout ce qu’il va falloir descendre et donc forcément remonter.  A ce sujet, une pensée spéciale pour Nadette, qui avait beaucoup souffert lors de la remontée du Grand Canyon. Heureusement ici, la température est plus clémente. On a beau les chercher, aucun condor en vue, tant pis :-(

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Une fois le canyon traversé, au premier village, on décide de ne pas monter voir les autres villages pour pouvoir se reposer à l’oasis plus longtemps. On quitte le chemin principal, fléché, pour un autre qui longe la falaise et qui passe dans la forêt, très mignon. Par excès de confiance, on ne remonte pas trop et on se retrouve à 200 m de l’oasis, au bord du ruisseau, avec une falaise infranchissable. Nous voilà obligés de faire un détour de deux heures pour remonter récupérer le bon chemin afin de redescendre à nouveau… sur l’oasis cette fois.

arrivée sur l'oasis, en face le chemin pour la remontée du lendemain DSC03473 départ le matin  
L’oasis est un petit coin de paradis dans cette nature aride, il s’agit en fait de 5 lodges avec bungalows et piscines, alimentées par la cascade en amont. On en choisit un qui nous parait pas mal, un peu rustique, mais il y a une jolie piscine et très beau jardin, il y a beaucoup de bungalows mais très peu sont occupés, on est bien content de ne pas être en pleine saison, ça doit être bondé. On profite bien de la piscine et du jardin, petit à petit des gens arrivent puis des groupes… et en deux heures tous les bungalows (une trentaine) sont remplis, finie l’oasis relax, voici l’oasis fiesta ! On prend peur et change finalement de lodge pour retrouver un peu de calme, au passage on gagne en confort pour le même prix : électricité, salle de bain privée et même l’eau chaude.
Le lendemain, on remonte assez tôt le canyon par la voie directe, on a rendez-vous le soir même à Arequipa avec Jérôme avant de prendre un bus de nuit. Nous avons rencontré Jérôme il y a 6 ans en Calédonie, il travaillait comme charpentier et il était venu plonger quelques fois au club de plongée de Lifou. Il se trouve qu’il vient se marier au Pérou en ce moment, on a réussi à trouver un créneau pour passer une soirée ensemble. C’était vraiment sympa de se recroiser à l’autre bout du monde.
Comme d’habitude toutes les photos sur picasa :

jeudi 15 janvier 2015

A la recherche du Machu Picchu

On a quitté temporairement la vallée sacrée au niveau d’Ollantaytambo pour rejoindre la Machu Picchu par la route alternative. On aurait bien poursuivi la route le long de la vallée mais on a choisi le chemin plus long et plus économique.  Le seul moyen de rejoindre directement la ville d’Aguas Calientes (Machu Picchu Pueblo), ville qui sert de point de départ pour le Machu Picchu, est de prendre un train à un tarif exorbitant. Une des compagnies utilisant la ligne est celle qui gère l’Orient Express, ce bout de chemin de fer serait l’un des plus cher au monde au kilomètre. C’est le seul moyen pour rejoindre rapidement Aguas Calientes, le touriste est pris à la gorge. Comme on a le temps, on se permet d’éviter ce racket organisé, et puis ça nous permettra d’être un peu moins dans la masse touristique.

contournenment

La seule route se rapprochant du Machu Picchu consiste à contourner le site : on change de vallée, on passe par Santa Maria puis Santa Teresa pour finir à Hydroelectrica, qui est en fait le terminus de la ligne de train. De là il faut prendre un petit bout de train (tarif local) ou alors marcher pendant 2 heures le long des rails pour rejoindre Aguas Calientes. Cette route peut-être faite en mini-bus touristique direct, ou en morcelant le trajet avec des bus locaux.

 

DSC02720 DSC02725entre Santa Maria et Santa Teresa

 

 

La route reliant Ollantaytambo à Santa Teresa est magnifique, mais impressionnante, souvent à flanc de falaise. Il est d’ailleurs conseillé de faire attention en pleine saison des pluies (janvier-février), la route peut être bloquée voire dangereuse.

 

 

 

On décide de faire un stop une nuit à Santa Teresa, dont les bains thermaux semblent être mieux que ceux d’Aguas Calientes.

 DSC02758 DSC02768 DSC02779DSC02765douche froide

Verdict : royal ! Autant on avait été refroidi par les bains de Banos en équateur, autant on est agréablement surpris par ceux-ci. En plein air, vue sur les montagnes, taillés dans la pierre, alimentés par des sources naturelles qui fuitent de la roche, et quasi deserts ! Trois bassins à différentes température, cascades d’eau chaudes, cascades d’eau froide (ruisseau), eau cristalline…on en redemande ! On y revient même le lendemain matin avant de partir pour Hydroelectrica, et on reviendra au retour du Machu Picchu :-D Et le tout pour à peine plus de 1€  (durée illimitée bien sûr!)

 

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Dernière étape avant le Machu Picchu, une marche de deux heures les long des rails. On croise le train en provenance d’Aguas Calientes, où il a déposé les touristes. Belle marche, d’où on peut apercevoir le Machu Picchu vu d’en bàs. Sur la photo de gauche, le pic en haut àgauche est le Huayna Picchu, le site se situe à flanc de falaise sur la droite.

On s’arrête un peu avant Aguas Calientes, dans une maison d’hôte au bord des rails, un peu rustique mais assez mignon : un air de Calédonie avec une touche d’ambiance ferroviaire. On n’aura finalement pas vu Aguas Calientes, mais on ne regrette pas d’après les commentaires des autres voyageurs.

 

Le lendemain matin départ aux aurores pour être à 5 heures au pont en bas du site, 35-45 minutes plus tard de montée raide nous voilà à l’entrée du site…enfin ! c’est que la route peut-être longue depuis Cusco si on décide de ne pas faire au plus rapide, mais on ne regrette pas une seule seconde : le trajet valait vraiment le coup.

 

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On arrive sur un site dans la brume, on aperçoit bien quelques murs et chemins mais le Machu Picchu se cache…puis rapidement il montre le bout de son nez, apparaissant tel la cité inca qu’on espérait trouver. Pour être plus précis il s’agit en fait du bout du menton de la tête de l’inca : les sommets qu’on voit en fond “représentent” le profil de l’inca, le Huayna Picchu (invisible ici) étant le nez, et le petit pic à gauche sur le photo étant le menton.

 

 

La matinée se passe dans la brume : quelques jolis point de vus de temps en temps mais on reste un peu sur notre faim. On en profite pour visiter les ruines, au passage on observe les montagnes environnantes, qui sortent de temps en temps des nuages.

 

 temple du soleilDSC03097 DSC02972DSC03030 DSC03054DSC03085 

On peut se balader assez librement dans les ruines, tout n’est bien sûr pas accessible, mais il y a suffisamment d’espace pour éviter les groupes et arriver à s’imprégner du site. On retrouve l’architecture inca qu’on a pu voir sur les précédents sites : toujours des pierres aussi bien taillées, des terrasses,…

 

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Finalement, dans l’après-midi, le ciel se lève un peu et on peut apprécier le site dans son intégralité avec le fameux Huayna Picchu en fond, le profil de l’inca est complet ! Les autres touristes qui sont restés sur le site sont eux aussi ravis d’être récompensés, tous les gens qu’on croise ont le sourire. On profite de la fin d’après-midi pour un dernier tour, avec un peu plus de calme, la majorité des touristes quittant le site en début d’après-midi.

 

pont inca 

En plus du site lui même, il y a plusieurs balades sympa à faire, dont le pont de l’Inca : un pont de pierre à flanc de falaise, le passage central est fait de troncs, ce qui permettait de les enlever pour couper la route en cas de besoin.

 

 

 

 

 

Pour finir, petite pensée pour les collègues d’Astrium : j’ai bien trouvé le “lamasticot” :

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Et il a même d’autres amis hybrides dans le coin : les lapincureuils ! (des espèces de lapins avec une queue d’écureuils qui se déplacent comme des écureuils)

PS : photos sur picasa :