samedi 7 mars 2015

Atacama, un peu plus près des étoiles…

… ou “le rêve volé de Lio”

Nous ne passons que quelques jours au Chili, à San Pedro de Atacama. Principale raison de notre venue : admirer les célèbres ciels étoilés, et visiter la région du désert d’Atacama. San Pedro est une ville très touristique avec beaucoup de passage, toutefois l’ambiance n’est pas désagréable. D’abord la température : 30-35° tous les jours, pas de pluie, on a quitté l’altiplano :-) Les rues sont en terre battue, les enseignes en bois, il y a un certain charme dans cette oasis au milieu du désert … en dehors des heures de pointe touristiques l’après –midi.

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On commence à se renseigner sur les activités à faire dans la région et on se rend compte qu’on peut faire l’ascension de volcans qui culminent à 6000 mètres, ça nous trottait déjà dans la tête avant de partir d’Uyuni mais c’était un peu compliqué à organiser. Cette fois ci cela ne tient qu’à nous (et à notre budget aussi quand même). On choisit le volcan Sairecabur qui mesure entre 6050 m (anciennes cartes) et 5980 m (GPS) selon les estimations. Pour 15-20 mètres, on considère que c’est un “6000” ! Nous allons donc réaliser le “rêve” de Lio (private joke :-)

 

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Le 4x4 nous monte jusqu’à 5300 m, il ne reste plus que 700 mètres à monter :-) sauf qu’on n’est pas à 2000 m ! On est pourtant bien acclimaté depuis le début de notre voyage, vu le temps passé dans les environs des 4000 mètres. Coté tête et coeur, tout va bien, le corps tient la route, c’est côté énergie que c‘est plus dur. Pour la dernière partie de l’ascension nous devons faire une pause tous les trois mètres, sans exagération. 3 heures de monté pour seulement une heure de descente ! En haut, la vue est sublime, on surplombe tous les volcans environnent, d’un côté on voit l’immensité du désert d’Atacama (le plus aride du monde) au Chili, de l’autre on contemple les paysages que nous avons vu quelques jours plus tôt lors de notre tour au départ d’Uyuni, côté bolivien donc.

Le lendemain, on loue des VTT pour visiter les alentours de la ville, au programme : vallée de la mort et gorge du diable !

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Encore de superbes paysages, des routes des terres, peu de véhicules, vraiment très sympa pour découvrir les environs. Au final, tout de même 6 heures de vélos le lendemain d’un 6000, le séjour s’avère sportif !

Pour observer les étoiles nous choisissons une séance organisé par Alain Maury, un astronome français installé à Atacama. Le ciel étoilé est superbe comme ces derniers jours, le tour est très intéressant, mené dans la bonne humeur et accessible aux néophytes que nous sommes. Une heure d’observation à l’oeil nu avec explications des mouvements du ciel (enfin de la Terre par rapport au ciel, des différences entre les hémisphères, des constellations, …), ensuite nous passons un bon moment à regarder avec les télescopes qu’il possède (voie lactée, nébuleuse d’une super nova, jupiter, saturne, …), on finit par une collation en discutant des sites d’observations installés dans le désert, et d’autres sujets astronomiques :-) Le lien vers le site web pour observer les étoiles, ainsi que le blog d’Alain Maury : http://www.spaceobs.com/fr

San Pedro devant les volcansDSC05741

Et comme d’hab, la totalité des photos sur picasa.

mardi 3 mars 2015

Uyuni, cap vers le Chili

Comme on vous le racontait dans le dernier article, nous avons choisi de partir d’Uyuni pour aller jusqu’à San Pedro de Atacama, au Chili. Nous avons pris le “classique” tour 3 jours en 4x4 avec transfert jusqu’à San Pedro, on combine visite et trajet itinérant.

Bl-uyuni

On a trouvé une agence qui nous semble pas mal, en faisant notamment la première nuit dans un hôtel de sel, dans une ville par laquelle ne passent pas la plupart des autres agences : une partie du salar d’Uyuni est fermé et la plupart des agences (une centaine au total !) préfèrent repasser par Uyuni et aller plus vers le sud. Pour nous, ça sera plus de temps sur le salar, et moins de monde pour l’après-midi. Un salar est un désert de sel, celui d’Uyuni est le plus grand (10000 km², 140 mètres de profondeur) et il la particularité d’être assez uniforme : c’est une immense étendu blanche.

 

dysney landencore une sculpture en blocs de selDSC05037DSC05078

Pour le départ, c’est bienvenu dans le tourisme de masse : départ de toutes les agences à la même heure (à 11h, pour attendre les arrivées des avions…), même itinéraire de départ, … on se retrouve avec des dizaines de 4x4 sur les deux mêmes premiers sites : le cimetière de train et le village avant le salar. Heureusement, une fois entrés dans le salar, les choses changent rapidement. On passe devant la statue du Dakar, sculptées en bloc de sel, la course est passé par ici il y a à peine un mois, et les boliviens en sont complètement fans : le président Evo Morales a même créé et attribué le titre de sportif de l’année pour récompensé un Bolivien (Nosiglia) qui a fini troisième dans la catégorie “quad”. Une pensée spéciale pour Claire qui avait accompagné le Dakar l’année dernière. Donc, après une petite pause à la statue et à l‘hôtel de sel qui est à côté, on part au milieu de rien, seuls ! Pendant que la plupart des tours mangent dans l’'hôtel de sel, nous allons faire un pique-nique dans l’immensité blanche. Et pour saler les plats, il suffit de ramasser quelques cristaux par terre :-)

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De premier abord assez uniforme, on se rend vite compte que la terrain de l’est pas tant que ça. La cristallisation se fait souvent en forme hexagonale, la couleur varie légèrement, le sol est plus ou moins plat, … se retrouver au milieu de cette étendue blanche, c’est un peu comme être en bateau loin des côtes, on se laisse vite absorber !

Avant et après le repas viennent les fameuses séances photos : il est assez facile de jouer des perspective ici, et les gens redoublent d’imagination pour faire les photos les plus originales. 

 

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Ensuite nous roulons un peu pour traverser une petite partie du salar et atteindre la partie inondée, bien sûr on ne reste que là où il n’y a que quelques centimètres d’eau.

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L’effet miroir n’est pas parfait à cause du vent qui s’est levé, mais c’est super beau, le ciel et le sol se mélangent pour faire disparaître l’horizon. Et quand on met pied à terre, on a l’impression de marcher sur l’eau :-)

Le soir, comme prévu, nous dormons dans un hôtel de sel : en fait c’est juste que les briques sont faite de blocs de sels, mais ça donne une ambiance sympa et originale.

DSC05243Olwen goûte les murs de sel

Forcément les murs de la chambre sont eux aussi en sel, alors Olwen ne peut s’empêcher de les goûter, un vrai paradis pour breton :-)

Le lendemain, nous reprenons la route pour un jour et demi de visite à travers les déserts d’altitudes (entre 4000m et 5000m !),il y a des volcans et des lacs partout, les paysages sont tous plus magnifiques les uns que les autres, on se régale.

voile de nuage assez étrangeDSC05303DSC05340DSC05364

La route est superbe en roulant, on fait des arrêt photos pour les lacs ou les points de vue. Lors de la deuxième soirée, on est dans un désert à 4600 m d’altitude, on décide de marcher un peu pour aller voir la lagune, les distances sont trompeuses, on a l’impression d’être tout proche mais on n’en finit plus de ne pas arriver, le retour sera heureusement plus rapide, on imagine a quel point ca doit être difficile de marcher dans un désert plus grand. Le soir, les ciels étoilés sont magnifiques, c’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles on se rend a San Pedro, pour observer le ciel si réputé.

 

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Légende des photos, de gauche à droite et en haut en bas : l’arbre de pierre, la lagune colorada, les geysers au petit matin, piscine thermale, et pour finir la laguna blanca. A part pour quelques sites le dernier matin et l’arbre de pierre, il n’y avait quasiment personne lors de nos arrêts, et on a pu s’imprégner des paysages en toute quiétude.

Le tour se termine à la frontière chilienne où nous prenons un transfert pour San Pedro Atacama, la suite au prochain épisode.

Tout les photos, et forcément il y en a beaucoup, sont sur picasa.

mardi 24 février 2015

Sucre, éclipsée par le carnaval…

 

BolSucre

Nous poursuivons notre périple en Bolivie par Sucre, la capitale officielle du pays, mais c’est un titre honorifique car toutes les décisions sont prisent à La Paz, et la ville la plus dynamique économiquement est Santa Cruz. On arrive un vendredi matin, lundi et mardi sont fériés pour cause de carnaval, on se dit qu’on a le temps de bien visiter avant que tout soit fermé, et qu’ensuite on pourra partir en balade lundi et mardi…erreur ! La plupart des musées et des attractions ferment vendredi à la mi-journée pour ne ré-ouvrir que mercredi, même pour des lieux normalement ouverts le dimanche !!! C’est que ça ne rigole pas le carnaval ici… enfin si, ça rigole beaucoup en fait, trop diraient certains). Pendant 4 jours et demi cela va être une bataille d’eau permanente dans les rues : pistolets à eau, bombes à eau, sprays moussants, voire sauts d’eau !

batiment admnistratifcasa de la libertadDSC04793DSC04776

Les matinées sont assez calmes, il faut être un brin vigilant mais on arrive à se balader sans trop de soucis. Il n’y a pas trop de monde dans les rues. On se rend vite compte que les attaquent se font beaucoup à couvert ou dans le dos, si on regarde les gens ils n’osent en principe pas passer à l’acte : il faut se méfier des personnes qui tiennent des bombes à eau ou des spray, attention aux balcons et terrasses, sans oublier les coins de rues voire les entrées de magasins, le danger peut venir de partout :-) le pire étant les voitures qui déboulent sans prévenir. Mais bon jusqu’à la mi-journée ça va quand même, on en profite pour visiter un peu les rues, parsemées de beaux bâtiments blancs.

  musée des masquesvisite du musée du tissu

On arrive quand même à visiter deux musées intéressants :

  • le musée des masques, qui présente de nombreux masques utilisés pour les danses de carnaval dans tout le pays, on reste dans le thème :-)
  • le musée des tissus, qui présente de manière très intéressante les différentes manières de tisser, les habits et danses traditionnelles, l’association qui gère le musée a permis de faire renaître un art qui se perdait et l’a remis au goût du jour, avec un tel succès que même les homme s’y sont mis.

munitions pour le carnavalDSC04804défilé de bandas sous les tirs de bombes à eautrès bon petit repas à domicile

 

Heureusement on s’est trouvé un hôtel vraiment sympa : près du centre ville, tenu par un couple franco-suisse très gentil, des espaces communs accueillants, une cuisine… on a de quoi tenir le siège les après-midi. Pour ceux qui passeraient dans le coin,il s’agit de l’hôtel, la Dolce Vita. On a aussi profité d’une après-midi pour regarder le match de rugby france-irlande, il restait heureusement un pub d’ouvert dans la ville :-)

 

DSC04812stand de chaussures: matière première: des pneusbalade en tenue "protection contre les attaques"DSC04820

Le dimanche, on fait une excursion au marché de Tarabuco, c’est très grand, il y a quelques stands originaux comme celui de sandales faites en pneus! ( la chaussure locale bon marchée et très résistante); par contre tous les jeunes des environs sont de sorties avec leur sprays, Olwen enfile même sont poncho pour se protéger. Après un petit tour on repart à Sucre se remettre à l’abris où on remet le nez dehors pour prendre un peu la température locale. L’ambiance est bon enfant mais il ne faut pas vouloir rester au sec, il y a des groupes de bandas qui tournent dans toute la ville : ils sillonnent les rues en jouant de la musique, en dansant, en se faisant arroser et en répondant. C’est assez marrant à voir mais on se lasse vite si on ne participe pas pleinement à l’ambiance. Il y aurait dû y avoir un défilé avec danses, tenues et masques traditionnels, mais apparemment il n’y en a pas eu cette année, en tout cas personne ne savait exactement où et quand il devait avoir lieu.

Comme tout est férié jusqu’à mercredi, on change nos plans pour passer par Potosi avant d’aller sur Uyuni, à défaut d’y faire grand chose cela nous fera changer un peu d’air et voir cette ville un peu particulière.

vue sur la vile et le Cerro Rico depuis la Torre de la Compania de JesusDSC04884el mercado central en amarillosoleil du matin

 

Potosi est la plus haute ville du monde (4100m), mais si elle célèbre c’est pour une autre raison, elle est située au pied de la plus grande mine d’argent au monde : cela a couté vie à plusieurs millions de personnes. Que ça soit pour l’extraction du minerai, son traitement ou sa transformation en monnaie, les conditions de travail étaient horribles partout, et c’est d’ailleurs encore le cas.

Ceci dit, plusieurs personnes nous ont recommandé d’aller à Potosi. On est plutôt agréablement surpris, on prend plaisir à se balader dans les rues (mardi matin et mercredi), on visite le musée de la monnaie, très intéressant lui aussi, il retrace l’histoire de la ville à travers la fabrication de la monnaies$. Cela parle d’art (peintures chrétiennes), de techniques (machines pour fabriquer la monnaie) et d’horreur humaine (certains esclaves ne vivaient pas plus de quelques mois à cause des vapeurs de mercure).

 

DSC04876iglesia San Benito, en arrière plan le Cerro

A l’hôtel-auberge de jeunesse, on rencontre pas mal d’autre voyageurs qui viennent du sud du continent, là où on va. On discute pas mal et finalement on change encore nos plans : on avait prévu de faire juste une journée de visite sur Uyuni pour aller voir le salar, on envisage alors de faire le tour organisé de 3-4 jours, c’est apparemment aussi beau si ce n’est plus qu’au Chili et ça coutera moins cher. La meilleure façon de faire le tour consiste à partir de Tupiza : ville de départ plus agréable, agences plus fiables et tour en sens inverse de la masse donc à priori moins de monde sur les sites. Sauf que pour nous le plus logique est quand même de partir d’Uyuni car on peut aller directement au Chili en fin de tour. C’est finalement cette option qu’on retient. On vous raconte tout ça dans le prochain article.

Le carnaval nous a un peu contraint sur les visites mais c’était quand même marrant de voir l’ampleur que prend cette fête en Bolivie, et puis cela nous a permis de changer nos plans pour faire des choses que nous n’avions pas prévu. 

Toutes les photos sont come d’habitude sur Picasa :